Chaleur au travail : jusqu’où faudra-t-il tenir ?

Communiqué CGT ville de Paris

Chaleur au travail : jusqu’où faudra-t-il tenir ?

Dans plusieurs écoles parisiennes, les thermomètres dépassent désormais régulièrement les 35 °C. Dans certains bureaux sous toiture, l’air devient irrespirable dès le milieu de journée. Dans les ateliers, les cuisines, les crèches, sur l’espace public… les agents continuent pourtant d’assurer leurs missions, souvent sans équipement adapté, sans locaux rafraîchis, parfois même sans eau fraîche accessible en permanence.

L’épisode n’a plus rien d’exceptionnel. Les vagues de chaleur se multiplient. Elles s’installent plus tôt, durent plus longtemps. Et les conditions de travail se dégradent.

À la Ville de Paris, des milliers d’agents travaillent dehors ou dans des bâtiments vieillissants, mal isolés, conçus pour un climat qui n’existe plus !

Les premiers touchés sont toujours les mêmes : les agents des écoles et des crèches ; les personnels techniques ; de propreté ; les égoutiers ; des espaces verts ; les personnels des bibliothèques, équipements sportifs et ateliers ; les collègues du médico-social et de l’accueil du public…
Partout, les mêmes remontées : fatigue intense, malaises, migraines, troubles du sommeil, épuisement, tensions dans les équipes, impossibilité de récupérer…

À cela s’ajoutent les sous-effectifs chroniques. Quand les équipes sont réduites, la chaleur devient une pénibilité supplémentaire. Le corps tient moins longtemps. Les accidents augmentent. Les conflits aussi.

Depuis plusieurs années, les syndicats du Comité CGT de la Ville de Paris alertent !
Les réponses restent trop souvent ponctuelles, improvisées, dépendantes des directions ou des encadrants locaux. Il ne suffit plus d’envoyer quelques consignes pendant les alertes canicule. Il faut désormais une véritable politique municipale de protection des agents.

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